Texte écrit le 9 décembre 2017, après 4 mois de marche de Strasbourg à Saint-Jacques de Compostelle

Le 9 décembre, exactement 4 mois après mon départ, je suis arrivée à Saint-Jacques de Compostelle. J’ai souvent dit que l’arrivée / la destination importait moins que le chemin… Cela a pris tout son sens lorsque, sous une pluie battante, après avoir marché les derniers kilomètres au bord d’une autoroute, fatiguée de l’entrée dans cette grande ville, j’ai tenté d’entrer dans la cathédrale et qu’on m’a refusée l’accès car j’avais un sac sur le dos. Que l’on m’a demandée d’aller déposer mon sac dans un lieu et payer 2 euros pour cela. Lorsque, entourée de groupes de touristes, j’ai pu me frayer un chemin pour récupérer le dernier tampon sur ma crédencial, et que l’on ma proposée de payer 3 euros pour recevoir un certificat stipulant que j’avais réalisé le chemin en partant de Strasbourg. Heureusement que dans ce moment de confusion, après 4 mois de marche, j’ai pu sentir au fond de moi que l’arrivée n’importait pas tant que ça. Que ce qui importait, c’était ce que ce chemin avait fait grandir en moi… 
Je n’ai pas encore beaucoup de recul mais je peux déjà dire que je me sens transformée par le chemin. Un pèlerin m’a dit cette phrase un jour, qui a résonné en moi : « ce n’est pas moi qui fait le chemin, c’est le chemin qui me fait ». Au fur et à mesure que j’ai avancé, j’ai laissé peu à peu le chemin agir en moi, je l’ai laissé me guider, assouplir certaines de mes croyances sur la vie, sur moi-même. J’ai laissé de la place en moi pour pouvoir accueillir ce qui m’était donné d’expérimenter. 
Moins je résistais, plus j’acceptais ce qui se présentait, mieux je me sentais.

Après ces 4 mois d’expérimentation, qui m’ont conduit vers plus d’acceptation, le chemin m’a offert le test final de cette arrivée qui n’était pas comme je l’attendais ; en me donnant l’occasion de laisser de côté mes jugements et d’accepter pleinement la situation telle qu’elle était 🙂 
Maintenant, direction le cap Finistère pour terminer cette aventure à la fin de la terre et être accueillie par l’océan.

L’arrivée…
Après la pluie…
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